HFC : Rappel

Les HFC sont nés de l’interdiction des CFC puis HCFC.

Les CFC et HCFC sont des gaz utilisés principalement comme fluides frigorigènes et gaz propulseurs de mousses et d’aérosols. Ceux-ci lorsqu’ils sont libérés dans l’atmosphère appauvrissent la couche d’ozone et participent également – certains faiblement – à l’augmentation de l’effet de serre. Ils ont été visés par le protocole de Montréal en 1992 prévoyant l’interdiction au plan mondial de l’utilisation et la fabrication de ces gaz.

Actuellement, les règlements européens prévoient

> L’interdiction d’utilisation des CFC au cours de l’an 2000 et celle des HCFC dès 2007

> L’interdiction de production des CFC au cours de l’an 2000 et celle des HCFC dés 2025

Cette interdiction a obligé les professionnels du froid et du conditionnement d’air à trouver des fluides de substitution :

> Dans un premier temps les HCFC, dont certains ont un très faible pouvoir d’appauvrissement de la couche d’ozone (ODP) et un pouvoir de réchauffement de l’atmosphère (GWP) faible.

> Puis les HFC ayant un ODP nul mais un GWP non négligeable.

Les HFC font partie du panier des 6 gaz visés par le protocole de Kyoto de 1998.

> Le CO2 : Dioxyde de carbone )

> Le N2O : Oxyde nitreux ) en 1990 ces 3 gaz représentaient 98 % du GWP de l’Union européenne

> Le CH4 : Méthane )

> Les HFC : Hydrofluorocarbones

> Les PFC : Hydrocarbures perfluorés

> Le SF6 : Hexafluorure de soufre

L’abandon progressif des CFC et HCFC a favorisé l’émergence puis le fort développement des HFC et PFC dont la part à l’effet de serre prend d’autant plus d’ampleur que les CFC et HCFC n’ont pas été comptabilisés dans les chiffres de référence du protocole de Kyoto, puisqu’en voie de disparition grâce au protocole de Montréal signé sous l’égide du PNUE. Cependant, ceux ci n’ont été utilisés en remplacement que pour moins de la moitié des cas, d’autres fluides frigorigènes ayant été mis en avant.

A contrario des autres gaz à effet de serre, les fluides frigorigènes sont utilisés dans des circuits CLOS dont ils ne peuvent s’échapper que par fuite, accident ou négligence.

Les fluides frigorigènes autres que les HFC, s’ils ne présentent ni ODP ni GWP présentent des risques de sécurité publique plus directement dommageables. Il s’agit des hydrocarbures , du CO2 et de l’ammoniac qui induisent des risques pour la sécurité des biens et des personnes non totalement maîtrisés. Les réglementations actuelles ne permettent pas l’utilisation de ces fluides alternatifs dans toutes les applications. La responsabilité juridique du fabricant en cas d’un incident ou accident serait engagée. Il convient de ne pas éluder ce problème.

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