Suède : Pompe à chaleur à l’Isceon 59

Un rapport qui pourrait montrer que, même à faible teneur de l’ordre de 3 à 5% , l’isobutane R417A peut être dangereux en mélange.


Rapport d’accident

A serviceman has changed refrigerant from R22 to Iceon 59 in a groundwater source heatpump installed in a one-family home. After a while the house owner noticed that the heatpump stopped to work at the same time he has got ‘air’ in his baseboard radiators. He called for the serviceman again and his first action was to take the ‘air’ out of the radiators using his normal venting tools on the radiator. Air came out and when he was waiting for getting all air out he wanted a cigarette and started to smoke. What happened? The ‘air’ from the radiator ignited to an enormous flame. It wasn’t air. It was gas. The serviceman found the problem. It was a hole in the water-chilled condenser.

So now the battle has started. The serviceman is sure he used Isceon 59.
How can an A1-A1 R417A refrigerant cause fire?

And if the same installation charged with Butane, what should have happened at the indirect blow out through the water expansion security valve. The safest system in the world using water as heat-carrier will be the most dangerous system you can think about.

Explication de l’accident

L’ISCEON 59 ou R 417 A est un mélange de R600a ou isobutane, R 134a et R125. Il s’agit de 3% d’isobutane.
Les températures d’ébullition de ces liquides sont respectivement -12°C, – 26°C et – 48°C . Ainsi en regardant les tables de propriétés des fluides frigorigènes, on constate que la température d’ébullition de l’isobutane est la plus élevée parmi les autres hydrocarbures et HFC utilisés. Dans une installation contenant des parties chaudes et froides, la phase gazeuse va s’enrichir en gaz les plus volatils c’est-à dire ceux qui ont la température d’ébullition la plus basse, les HFC en l’occurence. En cas de fuite et à fortiori dans la zone du compresseur, le R 125 va d’abord quitter l’installation et sera suivi du R 134a.
Si l’installation s’arrête par manque de fluide, le mélange résiduel sera riche en isobutane même si la proportion de départ est basse. Quand l’opérateur a purgé l’installation, il a déplacé le gaz qui s’est enflammé. S’il avait attendu quelques instants supplémentaires, le gaz se serait mieux mélangé avec l’air et il y aurait probablement eu une explosion.

Conclusion

Il faut bannir l’isobutane des mélanges parce que , même en faible proportion, il est dangereux par sa différence de température d’ébullition et la classification devrait tenir compte des problèmes d’enrichissement en cas de fuite.

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