Discours de C. Brian fondateur de l’AFCE lors des 20 ans

Brian CMesdames, Messieurs, chers Amis,

C’est avec une grande surprise que j’ai reçu ce Premier trophée de l’AFCE à l’occasion de cette soirée fêtant ses 20 années d’existence. J’en suis très honoré et vous adresse mes plus vifs remerciements.

L’historique de l’AFCE, sa fondation et son parcours, résumé par Denis CLODIC a montré que s’il y a une idée personnelle au départ, comme souvent, il y a surtout de nombreux contributeurs, à l’effort – je ne peux tous les citer tant il y en a, et beaucoup de persévérance pour arriver à ce rendez-vous anniversaire.
C’est aussi la démonstration que la capacité à transcender les dialectiques récurrentes opposant l’individu au collectif, ou encore le privé et le public, peut mieux que tout organiser la recherche et la production de solution pour résoudre des problèmes complexes.
Et c’est avec la conviction –peu partagée j’en conviens, que la mise en œuvre de processus économiques arbitrés par l’unique principe de concurrence est incompatible avec la prise en compte des contraintes environnementales.

C’est partant de cette analyse que les professionnels du Froid et de la Climatisation, (à mon initiative mais avec de nombreux complices !) ont signé en 1990 une Convention dont le principe consistait à « internaliser les externalités négatives » dans le prix d’un bien ou d’un service, comme le préconisait l’économiste Britannique Arthur PIGOU, principe qui est connu et aussi déformé sous le slogan de Pollueur –Payeur.

La volonté de résoudre les graves questions de dommage à l’environnement que posaient certaines pratiques ont imposé l’idée d’action collective et, n’ayons pas peur des mots : d’entente pour prendre en compte l’intérêt général sans pour autant imposer un sacrifice aveugle de nombreux intérêts privés, la plupart légitimes.
C’est à ce moment, au cœur de ce bouillonnement qu’est née l’AFCE :
« ALLIANCE FROID CLIMATISATION ENVIRONNEMENT »

Par sa vitalité et son endurance elle a fait vivre ses principes fondateurs, simples et semble-t-il efficaces que je résumerai en deux points :

  • réunir tous les acteurs autour de la table, y compris les représentants des Pouvoirs Publics,
  • mettre les moyens pour établir des données fiables, sélectionner des procédés validés par la recherche théorique ou appliquée, produire des solutions améliorées et durables.

Tout en préservant l’objectif initial : prendre en compte la contrainte environnementale comme l’un des facteurs de mesure de l’amélioration des performances.

En 20 ans, avec des adhérents actifs et fidèles qui comptent parmi les leaders de l’industrie mondiale du secteur comme des entreprises plus petites par la taille mais tout aussi lucides et motivées et sous l’impulsion des 2 Secrétaires Généraux successifs, Bernard LeBORU puis François HENDRICX, l’AFCE a aussi réussi à rayonner par sa contribution distributive d’un savoir répandu à la manière d’un brouillard vertueux, et cela de façon souvent gratuite …

Alors pour conclure faisons appel à la sagesse du poète, Victor HUGO, qui a souligné :
« ce qui fait la valeur d’une idée, c’est sa réalisation »
Et constatons avec satisfaction que si l’idée est née quelque part, sa mise en œuvre fût et reste collective et prometteuse…

Claude BRIAN 31/03/2016